Leçon de management N°4 : Intelligence économique : Qu’en est-il au Burkina Faso ?

L’utilisation des nouvelles technologies se trouve au cœur de risques liés à l’intelligence économique et à l’espionnage. Espions, pilleurs fourmillent sur les réseaux. Leur objectif : trouver des fichiers clients, des « secrets » commerciaux, des plans de recherche et développement, des listes de prix, des renseignements stratégiques sur telle acquisition ou fusion… Cadres et dirigeants doivent donc redoubler de vigilance. Il faut particulièrement veiller à la sécurité des systèmes d’informations.

Au Burkina Faso, l’intelligence économique tisse progressivement sa toile. Du 12 au 13 septembre 2011, Ouagadougou a abrité un colloque international sur le thème « L’intelligence économique : stratégies d’innovation et de compétitivité ».Le colloque a été conjointement organisé par le Réseau-pilote d’Intelligence Collective (RIC), l’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie (ACFCI) et les chambre de commerce, et d’industrie du Mali, du Togo et du Burkina Faso. L’objectif de la rencontre était d’inciter les différents acteurs à adopter une démarche d’intelligence économique comme moyen de renforcement des capacités des entreprises publiques et privées à être plus compétitives. Dans cette optique, les participants au colloque, acteurs publics et privés ont abordé des thèmes liés aux politiques d’intelligence économique, au développement et stratégies d’IE à l’éthique dans les pratiques d’intelligence économique, etc. Au sortir de leur colloque, les participants ont recommandé que les stratégies d’intelligence économique soient adoptées et vulgarisés dans tous les pays de l’UEMOA. Les différentes réformes visant à améliorer le climat des affaires au Burkina Faso s’inscrivent dans une perspective de promotion de l’intelligence économique. Le pays dispose même d’une direction de la prospective et de l’intelligence économique, relevant de la chambre de commerce et d’industrie. Selon les données statistiques de la maison de l’entreprise, la ville de Ouagadougou compte plus de 50 000 entreprises, qui représentent plus de 80 % de l’ensemble des entreprises exerçant sur le territoire national. L’analyse des données indique que plus de la moitié des entreprises formelles exercent dans le secteur du commerce, suivi respectivement par le secteur des services, le secteur industriel et enfin l’artisanat. La tendance de création d’entreprises montre une forte prédominance des entreprises individuelles par rapport aux entreprises sociétaires (85 %). Cet écart est lié au fait que la forte majorité des entreprises sont de très petite taille et que la création d’une entreprise individuelle est plus facile en terme de coût et de pièces à fournir que celle d’une personne morale. En même temps que les entreprises se créent à profusion, elles meurent aussi, souvent dans l’année suivant leur création. Parmi les raisons, il y a entre autres, le manque d’expérience du promoteur, le pilotage à vue, le manque de ressources, le manque d’innovation,… L’intelligence économique est donc un défi permanent. En créant l’institut Supérieur de Management d’Innovation et de Communication (ISMIC), notre ambition est de mettre à la disposition des entreprises burkinabè et étrangères des cadres polyvalents et immédiatement opérationnels à même de les aider à élaborer de véritables stratégies d’intelligence économique afin de booster leurs affaires. Dans un environnement national et international hostile et austère, le Burkina Faso doit impérativement se réinventer. Il faut donc investir dans la stratégie d’entreprise et l’intelligence économique. Aujourd’hui, plus que jamais, le leitmotiv c’est : innover ou périr ! C’est implacable !

www.ismicouaga.com

Direction de l’orientation professionnelle

Et des innovations pédagogiques

 

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